Appel à manifester le 3 février

Après nos entretiens d’hier avec le Premier ministre et d’aujourd’hui avec le Président du Sénat, notre conviction est faite : l’Etat refuse de reconnaître et de prendre en compte la dimension politique de la question corse. ‬
‪Dans ces conditions, nous appelons dans les prochains jours à la tenue d’une grande manifestation populaire. Gilles Simeoni et Jean Guy Talamoni

CORSICA LIBERA : En décembre 2017 plus de 56,5 % des électeurs corses ont validé une démarche émancipatrice et démocratique. La coofficialité linguistique, le statut fiscal, le statut de résident, l’amnistie des prisonniers politiques, l’inscription de la spécificité de la Corse dans la constitution actuelle, sont autant de revendications majeures qui ne peuvent être traitées par un insupportable mépris et ravalées au rang de simples aménagements techniques ou administratifs.

L’attitude du gouvernement français et du Président du Sénat est inacceptable et relève du déni de démocratie.

Face à ce refus de prendre en compte quatre années de changements politiques en Corse avec une paix retrouvée et qui se sont traduit par autant de victoires électorales, nous souhaitons donc engager dans les meilleurs délais avec nos partenaires de Femu A Corsica et l’ensemble des forces vives de notre pays, syndicales, associatives, politiques et autres, un mouvement populaire autour des revendications majeures du peuple corse.

Nos mouvements, nos élus, sont au service exclusif du peuple corse et nous ne transigerons pas sur la reconnaissance de ses droits fondamentaux.

www.corsicalibera.com

A chjama di Gilles Simeoni :

 

Core In Fronte :

Depuis le 4 juillet 2016, et la situation de blocage du 1er Ministre de l’époque, Manuel Valls, la position de l’Etat français n’a pas changé.
Notre courant n’a eu de cesse d’appeler à la mobilisation populaire et unitaire, pour faire valoir les droits politiques et fondamentaux du peuple corse.
Nous n’avons pas été entendu.
Le dialogue institutionnel avec l’Etat montre aujourd’hui ses limites.
La réalité politique actuelle appelle les corses à la mobilisation. La lutte populaire doit appuyer la lutte institutionnelle.
Core In Fronte prend acte de la position de Gilles Simeoni d’appeler à une manifestation de rue, qui doit être permanente et non pas simplement conjoncturelle voire pour « marquer le coup” face à une situation de blocage prévisible.
Occuper la rue sera l’occasion d’affirmer la volonté d’émancipation des corses, validée par un double vote majoritaire aux deux tours (52% et 56%) des élections Territoriales de décembre.
L’Etat doit s’engager dans la voie d’une véritable solution politique, avec, dès 2022, un statut d’autonomie validé constitutionnellement sur la base minimale des articles 76 et 77 dévolus à la Nouvelle Calédonie.
L’autonomie doit être le prélude à un referendum d’autodétermination en 2032.

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