U RINNOVU : « MADAME CORSE »: UNE APPELLATION COLONIALE ET DÉSUÈTE

Mme Gourault, Ministre en charge des collectivités pour le Ministère de l’Intérieur a été pompeusement désignée “Madame Corse”, appellation coloniale désuète que nous réfutons puisqu’elle n’est qu’une courroie de transmission.

Suite à sa visite, Rinnovu affiche son scepticisme quant aux intentions véritables du Gouvernement sur le devenir politique et institutionnel de notre pays.
Cette visite, si elle contente la représentation corse, ressemble à une manoeuvre pour gagner du temps et leurrer le peuple corse.
On ne peut, en effet, consentir, dans la même journée, à ouvrir le débat constitutionnel tout en étant opposé à des potentielles mesures constitutionnelles fortes pour notre île, comme le statut de résident ou la coofficialité de la langue corse. Concernant les prisonniers politiques on en reste aux sempiternelles promesses d’études de faisabilité du rapprochement au cas par cas.

La question corse semble être prise sous le seul angle du “Pacte Girondin”, du Président Macron, pour l’ensemble des régions françaises.
La Corse ne saurait se contenter d’adaptation, à la marge du pouvoir réglementaire. Nous revendiquons un pouvoir législatif de plein droit et non la possibilité d’adaptation des lois françaises. La Corse ne peut être considérée comme un laboratoire institutionnel expérimental, pour d’autres régions hexagonales, voire être simplement infantilisée selon les propos même de Mme Gourault « Je ne suis pas venue aujourd’hui en commençant par dire qu’il y a des lignes rouges. C’est comme quand on éduque un enfant, il faut faire de la pédagogie, on ne commence pas par les interdits. Pour la Corse c’est pareil (…), on commence par dire que le Gouvernement est là pour accompagner, pour aider à trouver des solutions dans la vie quotidienne.”

Tout comme ses propos ambiguës sur la loi littoral, ces déclarations sont inadmissibles.

Nous rappelons que la question nationale corse demeure une question de libre détermination d’un peuple pour sa terre. Comme pour la Kanaky, il faut engager une feuille de route émancipatrice pour la Corse, avec un statut d’autonomie de plein droit dès 2022 à la fin du quinquennat Macron.
La Corse ne peut rester, en Europe, sur le bord du chemin de la souveraineté, et doit pouvoir s’engager dans la voie d’un référendum sur l’autodétermination à l’horizon 2032.

Le dialogue souhaité doit prendre en compte les aspirations populaires des corses, exprimées démocratiquement dans les urnes, et s’engager au plus haut niveau de l’Etat avec le Président de la République.

Rinnovu enverra une lettre, en ce sens, à Emmanuel Macron, dans les prochains jours.

RINNOVU

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*