Incendie de Bunifaziu : « on s’aperçoit que nous sommes en avance sur la saison en terme de sécheresse… « 

L’origine de l’incendie a été déterminée très rapidement : elle est accidentelle. Le feu est parti d’un terrain militaire où des démineurs procédaient à la destruction de fusées de détresse. Romain Delmon (directeur de cabinet de préfet de Corse), déclare (sans rire) au micro de Via Stella que « l’on s’aperçoit que nous sommes en avance sur la saison en terme de sécheresse de la végétation… ». Eh bien oui Monsieur Delmon … nous ne savons pas d’où vous venez mais, en Corse, comme dans beaucoup de régions du monde, il arrive que, selon les années … il pleuve plus en avril qu’en mai, en juillet qu’en juin … La nature est étrange tout de même … d’une année à l’autre, tout peut changer. Contrairement à ce qui est enseigné à l’ENA ou à Polytechnique. Mais pour en revenir à l’incendie de Bunifaziu, une véritable enquête va-t-elle être diligentée ? Certes, l’Etat français a d’autres priorités sur l’île… notamment les étudiants qui secouent les grilles de sous-préfectures par exemple !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On se souvient qu’en juillet 2009, une affaire similaire avait eu lieu sur les hauteurs de Marseille, des exercices de tirs sur un terrain militaire avaient provoqué un énorme incendie. Plus de 1.000 hectares étaient partis en fumée.

Un sous-officier supérieur, responsable des exercices de tirs à l’origine d’un incendie aux portes de Marseille, a été suspendu par sa hiérarchie, jeudi 23 juillet. Selon son porte-parole adjoint, Hervé Morin, ministre de la défense, l’a fait suspendre en attendant les « résultats de l’enquête de commandement ». M. Morin a par ailleurs annoncé qu’il se rendrait sur place à la mi-journée, accompagné du premier ministre François Fillon et du ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux.

Plus tôt dans la matinée, le commandant des marins-pompiers de Marseille avait indiqué que le feu était « circonscrit et sous contrôle » mais que « tous les moyens sur place » étaient maintenus en raison du vent violent.

« IMBÉCILITÉ DU GESTE »

L’incendie avait démarré mercredi vers 14 heures dans le camp militaire de Carpiagne, voisin du mont Lantin, après une séance de tirs à balles traçantes.  Il a dévoré 1 300 hectares de garrigues et de pinède, ainsi que cinq habitations. Une cinquantaine de maisons, un centre pour handicapés et une maison de retraites avaient dû être évacués par précaution. Un marin-pompier a été légèrement brûlé, deux autres  marins-pompiers et deux policiers ont été légèrement intoxiqués par les fumées.

Le préfet de région Michel Sapin s’est dit « excédé » et a déploré « l’imbécilité du geste », estimant que « les militaires devraient s’abstenir dans ce type de conditions » météorologiques. »  M. Sapin a rappelé le précédent de 2008. « L’an dernier, c’était la même chose près du camp de Canjuers, ça avait été le plus grand feu de l’été.  (…) J’ai téléphoné au gouverneur militaire pour lui dire qu’il est inadmissible et scandaleux que les militaires, comme si de rien n’était, continuent leurs activités alors qu’il y a du vent et que les conditions sont dangereuses. »

VENT DE FORCE 7 PRÉVU POUR JEUDI

Outre les moyens aériens qui ont été redéployés aux premières lueurs du jour – un hélicoptère bombardier d’eau procédant notamment à des largages sur les foyers résiduels en périphérie de la zone dévastée – une cinquantaine de véhicules et 480 hommes participent au dispositif pour lutter contre l’incendie, dont 150 marins-pompiers et 50 pompiers du département. José Allégrini, adjoint au maire de Marseille, s’est dit inquiet des prévisions d’un vent force 7 pour jeudi qui devraient toutefois baisser d’ici vendredi.

Plusieurs autres départs de feu avaient été enregistrés dans le département dans la journée de mercredi, notamment au nord-ouest de Marseille à Saint-Martin-de-Crau où un hectare a brûlé, et Châteauneuf-les-Martigues qui a vu partir en fumée cinq hectares de végétation, ainsi qu’à Aubagne.

(Lire l’article du Monde ici)

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